Résumé: Un homme avait pour habitude de ramener de ses longs et lointains voyages, de fabuleux cadeaux à ses enfants.
Or, cette fois-là, il n'offrit à chacun de ses trois fils qu'une étrange et minuscule graine…
Une histoire qui nous fait nous interroger sur notre faculté à cultiver cette graine de vie, précieuse et délicate que la Nature nous offre…
Ce conte philosophique illustré est à mettre entre toutes les mains, car petits et grands y découvriront de sages pensées qui rendent le vie plus douce.
"Graines de vie" est le septième conte de ce duo de sœurs qui unissent leurs passions du dessin et des mots pour transmettre l'idée que la Vie est merveilleuse et magique malgré les épreuves.
Découvrez un extrait de ce conte.
Il était une fois, il y a très longtemps de cela dans les années 1800, dans un pays lointain, vivait un homme d’une grande félicité.
En effet, sa famille, son entourage et lui avaient la santé, ils étaient unis et profondément aimants les uns envers les autres. Il avait le succès dans ses projets et une aisance matérielle qui auraient pu faire perdre la tête à beaucoup, mais ce ne fut pas le cas de notre homme.
De plus, la Vie lui avait offert la faculté de percevoir ce qui est essentiel en toute chose.
Une expérience douloureuse qu’il avait vécue dans les premières années de sa vie l’avait poussée à être rapidement plus mâture que les autres enfants de son âge.
Au fil du temps, il avait acquis une grande sagesse et une vision bien particulière de l’existence et par-dessus tout, il s’était fixé quelques objectifs, comme il le disait, « pour tendre à devenir meilleur ». Pour cela, notre homme avait trois buts secrets pour y arriver.
Le premier point était de progresser un peu chaque jour et d’être aussi compatissant et juste et envers lui-même qu’envers les autres.
Le second point était d’être authentique en n'agissant qu’en fonction de ses convictions morales. Il refusait de devoir agir sous une quelconque pression sans l’avoir décidé consciemment.
Enfin, le dernier point consistait à ne voir chaque événement de sa vie, positif ou négatif, que comme une fantastique expérience dont il fallait coûte que coûte vivre intensément chaque seconde, car il savait l’existence humaine courte et précaire. Aussi, il prenait donc pleinement ce que la Vie lui offrait, toujours en étant reconnaissant de cette chance qu’il avait de vivre et le pire et le meilleur.
Il s’était aussi intimement persuadé que chaque âme était unique et précieuse et que chaque existence avait une raison d’être et un but bien précis, même s’il n’était pas toujours aisé de le comprendre, de l’accepter ou même d’en prendre conscience.
Très souvent, il se disait en lui-même : « Bien sûr, je travaille dur, mais j’ai conscience d’avoir la chance d’obtenir plus que je n’en aie besoin ou que je n’en souhaite. J’ai en effet le privilégie de ne manquer de rien d’essentiel, mais suis-je digne de tous ces bienfaits dont je profite ? Je suis loin d’être parfait et bien souvent très ingrat envers cette vie qui me comble. Je jouis pleinement de mon existence sans trop de peine, pourquoi n’en est-il pas de même pour tous sur cette terre ? Qu’en sera-t-il pour mes fils ? »
à suivre…